Guide 2026 — Cet article montre comment un courtier peut se positionner sur la cyberassurance des TPE-PME en s'appuyant sur un grossiste.
La cyberassurance des TPE-PME reste un marché peu équipé. Les petites structures sont exposées aux attaques, les dirigeants commencent à s'inquiéter, et beaucoup n'ont aucune couverture dédiée. Pour un courtier, c'est un boulevard — à condition d'avoir le bon partenaire pour distribuer sans devenir expert en cybersécurité.
L'essentiel à retenir
- Marché peu équipé : de nombreuses TPE-PME n'ont aucune cyberassurance.
- Le courtier n'a pas besoin d'être expert : il identifie le besoin, le grossiste fournit tarif, questionnaire et support.
- Une cyber TPE-PME couvre typiquement remédiation, perte d'exploitation, gestion de crise, notification, RC tiers.
- Produit de diversification idéal pour un portefeuille professionnel existant.
Pourquoi maintenant
Les rançongiciels, le phishing et la fraude au virement ne visent plus seulement les grands groupes : les TPE-PME sont des cibles faciles, souvent sans sauvegardes fiables ni double authentification. Une attaque peut arrêter l'activité plusieurs jours et coûter très cher. Or le taux d'équipement reste faible. Le dirigeant qui prend conscience du risque cherche une solution — et son courtier est l'interlocuteur naturel.
Ce que couvre une cyberassurance TPE-PME
- Remédiation et restauration des systèmes et des données ;
- Perte d'exploitation consécutive à l'attaque ;
- Gestion de crise : experts IT, juridiques, communication ;
- Frais de notification en cas de violation de données personnelles (RGPD) ;
- Responsabilité civile envers les tiers impactés ;
- parfois, une prise en charge encadrée de la cyber-extorsion.
Le périmètre exact dépend du contrat — d'où l'intérêt d'un devoir de conseil soigné (voir DDA et devoir de conseil).
Le courtier n'a pas besoin d'être un expert technique
C'est le malentendu qui bloque beaucoup de cabinets. Vendre de la cyber ne demande pas de coder. Votre rôle :
- détecter les clients pro exposés (tous le sont) ;
- poser les bonnes questions (sauvegardes, MFA, dépendance informatique, données clients) ;
- proposer une couverture calibrée.
Le grossiste fournit le questionnaire de souscription, la tarification et le support technique. Vous restez sur votre métier : le conseil et la relation client.
Comment se tarife un risque cyber
Via un questionnaire qui évalue le chiffre d'affaires, le secteur, les mesures de sécurité (sauvegardes, double authentification, mises à jour) et l'historique d'incidents. Plus l'entreprise est mature, meilleur est le tarif. Le grossiste calibre conditions et prix selon ces réponses — un peu comme pour un risque complexe étudié au cas par cas.
L'angle commercial gagnant
Greffez la cyber sur vos rendez-vous pro existants (RC Pro, multirisque). Un dirigeant qui renouvelle sa MRP est réceptif à la question : « et si votre système est bloqué lundi matin, qui paie ? ». C'est un produit de diversification à forte valeur ajoutée, qui fidélise et augmente la prime moyenne par client.
Travailler avec Tutassûr
Tutassûr est un courtier grossiste en assurance (ORIAS n° 22001730) qui propose des gammes professionnelles à ses courtiers partenaires, avec un extranet et une équipe de souscription qui étudie les risques complexes ou aggravés au cas par cas. L'ouverture de code se fait en ligne sur parcours-odc.tutassur.fr en quatre étapes, sans minimum de production pour démarrer ni exclusivité de cabinet. Pour savoir si un risque cyber peut être étudié, contactez l'équipe à gestion@tutassur.fr ou au 04 65 84 25 34.
Pour aller plus loin
- Cybersécurité du cabinet de courtage : le standard DORA
- Risque complexe vs risque standard : nos deux modes de souscription
- DDA et devoir de conseil : la check-list ACPR
- Distribuer la protection juridique en marque blanche : le produit d'attache du courtier
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Cet article a une visée d'information générale et ne constitue pas un conseil. Les garanties, exclusions et conditions de souscription d'une cyberassurance dépendent de chaque contrat et de chaque porteur de risque.
Questions fréquentes
Pourquoi la cyberassurance est-elle une opportunité pour les courtiers ?
Parce que de nombreuses TPE-PME n'ont pas de couverture dédiée alors qu'elles sont exposées aux attaques (rançongiciels, phishing, fraude au virement). C'est un marché encore peu travaillé, où un courtier peut apporter une vraie valeur de conseil. S'appuyer sur un grossiste permet de distribuer sans devenir un expert technique du sujet.
Que couvre une cyberassurance TPE-PME ?
Généralement : les frais de remédiation et de restauration des systèmes, la perte d'exploitation consécutive, la gestion de crise (experts IT, juridique, communication), les frais de notification en cas de violation de données, la responsabilité civile vis-à-vis des tiers, et parfois la prise en charge encadrée d'une cyber-extorsion. Le détail dépend du contrat.
Faut-il être expert en cybersécurité pour en vendre ?
Non. Le rôle du courtier est d'identifier le besoin, de poser les bonnes questions (sauvegardes, double authentification, dépendance informatique) et de proposer une couverture adaptée. Le grossiste fournit la tarification, le questionnaire de souscription et le support technique.
Comment tarifer un risque cyber ?
Via un questionnaire de souscription qui évalue le chiffre d'affaires, le secteur, les mesures de sécurité en place (sauvegardes, MFA, mises à jour) et l'historique d'incidents. Le grossiste calibre le tarif et les conditions selon ces réponses.
Une cyberassurance peut-elle indemniser une cyberattaque sans dépôt de plainte ?
Non, pour un assuré professionnel. L'article L. 12-10-1 du Code des assurances, issu de la loi n° 2023-22 du 24 janvier 2023, subordonne le versement d'une indemnité couvrant les pertes et dommages causés par une atteinte à un système de traitement automatisé de données au dépôt d'une plainte de la victime au plus tard 72 heures après la connaissance de l'atteinte. Rappelez ce délai au client dès la souscription et vérifiez au contrat si la cyber-extorsion est couverte, et à quelles conditions.