Article mis à jour le 26 septembre 2026 à destination des courtiers indépendants, des dirigeants de cabinets et des artisans du BTP dont le dossier décennale a été refusé ou risque de l'être. Les références juridiques renvoient au Code civil, au Code des assurances et à la nomenclature Qualibat à la date de mise à jour.
Une RC décennale refusée bloque l'ouverture des chantiers, puisque l'assurance est obligatoire dès le premier ouvrage au titre de la loi du 4 janvier 1978 (loi Spinetta). Sur le marché actuel, une part importante des dossiers présentés aux compagnies traditionnelles ressort en refus pur ou en tarification dissuasive, surtout pour les profils auto-entrepreneurs et les activités atypiques. Ces refus s'expliquent par une combinaison de critères techniques, d'antécédents et de qualité du dossier présenté.
Cet article, écrit du point de vue du courtier qui présente le dossier, détaille les huit critères d'évaluation utilisés par les souscripteurs, expose les six motifs récurrents de refus, propose une checklist documentaire opérationnelle et passe en revue les activités atypiques qui bloquent un dossier. Il est publié par Tutassûr, courtier grossiste basé à Échirolles, près de Grenoble, dont l'équipe de souscription étudie au cas par cas les risques complexes ou aggravés.
Le cadre juridique en bref : pourquoi un refus bloque les chantiers
La loi n° 78-12 du 4 janvier 1978, dite loi Spinetta, rend tout constructeur responsable de plein droit pendant dix ans à compter de la réception (articles 1792 et 1792-4-1 du Code civil), et l'article L. 241-1 du Code des assurances l'oblige à s'assurer avant d'ouvrir un chantier : un contrat décennale en cours de validité conditionne donc légalement chaque ouverture de chantier. Le détail des obligations, des garanties biennale et de parfait achèvement et des sanctions figure dans notre guide de l'assurance décennale bâtiment par corps de métier. Côté souscripteur, la jurisprudence de la Cour de cassation a élargi le périmètre décennal à des situations parfois inattendues (équipements photovoltaïques intégrés en toiture, pompes à chaleur, panneaux acoustiques fixés en structure), ce qui explique en partie sa prudence et la pression haussière sur les primes observée depuis 2018.
Quand aucun assureur n'accepte le risque, la décennale fait partie des assurances obligatoires qui ouvrent l'accès au Bureau central de tarification (article L. 243-4 du Code des assurances). Conditions de saisine, délais et pièces sont détaillés dans risque refusé par tous les assureurs : l'échelle de recours du courtier ; cet article-ci se concentre sur la construction du dossier présenté aux assureurs.
Les 8 critères d'évaluation d'un dossier décennale
Le souscripteur ne décide pas au feeling. Il applique une grille à huit dimensions, pondérée différemment selon les compagnies, mais quasiment universelle dans son architecture.
Activités déclarées. Le périmètre technique réel doit coller à la nomenclature de la compagnie. Une activité ITE déclarée comme « peinture extérieure » est un motif de refus dès la lecture du formulaire. Le grossiste doit décortiquer le KBIS, les statuts et la réalité des chantiers pour aligner la déclaration.
Expérience professionnelle. Cinq ans d'expérience salariée dans la spécialité ou un diplôme reconnu (CAP, BP, Bac pro, BTS) constituent le standard. Sans cela, le dossier passe en sous-marché ou exige une caution personnelle du gérant.
Qualifications. Les labels Qualibat, RGE, Qualipac ou Qualifelec ne sont pas obligatoires pour souscrire, mais ils rassurent fortement le souscripteur, surtout sur les activités sensibles. Sur l'ITE, une qualification adaptée (voir plus bas) pèse nettement en faveur du dossier.
Sous-traitance. Un taux de sous-traitance supérieur à 50 % du chiffre d'affaires alerte. Le souscripteur vérifie que les sous-traitants sont eux-mêmes correctement assurés, et que le donneur d'ordre vérifie les attestations avant chaque chantier.
Chiffre d'affaires. La prime est en grande partie proportionnelle au CA déclaré. Un sous-déclaratif est repéré au renouvellement et peut entraîner une régularisation rétroactive lourde. Une fourchette honnête, ventilée par activité, est préférable.
Sinistralité. Le relevé de sinistralité sur cinq ans est exigé systématiquement. Au-delà de deux sinistres déclarés sur la période, ou d'un sinistre supérieur à 50 000 €, le dossier bascule en marché alternatif. Trois sinistres en cinq ans entraînent un refus quasi automatique sur le marché direct.
Antécédents d'assurance. Une résiliation à l'initiative de l'assureur, même ancienne, ferme la majorité des portes du marché classique. Elle doit être expliquée par écrit dans le dossier, avec contexte, sinistralité associée et mesures correctives prises.
Zone géographique. Le risque sismique en zone 4 ou 5 (côte d'Azur, Alpes, Pyrénées, Antilles), le risque cyclonique ou la fréquence des arrêtés CatNat influent sur la prime et parfois sur l'éligibilité. Une entreprise qui intervient sur l'arc alpin doit le mentionner explicitement.
Pourquoi une décennale est refusée : les 6 motifs récurrents
Premièrement, l'incohérence entre activités déclarées et réalité chantier. Le souscripteur croise le KBIS, le site web, les avis Google et les attestations passées. Une déclaration « plâtrier-peintre » associée à des photos de pose de poêles à bois sur les réseaux sociaux entraîne un refus immédiat.
Deuxièmement, la sinistralité dégradée non assumée. Cacher un sinistre antérieur ne fonctionne pas : les compagnies partagent partiellement leurs données via l'AGIRA et les relevés AGEPI. Une non-déclaration constitue une fausse déclaration intentionnelle au sens de l'article L. 113-8 du Code des assurances, sanctionnée par la nullité du contrat.
Troisièmement, le manque d'expérience ou de qualification documentée. Un auto-entrepreneur de 25 ans qui se déclare étancheur sans CV justifié, sans attestation d'employeur, sans qualification, n'aura pas accès aux porteurs traditionnels. Il faut alors construire un dossier qualitatif via le marché des risques aggravés.
Quatrièmement, l'activité atypique ou exclue. Piscines hors-sol intégrées, structures gonflables, ouvrages provisoires de longue durée, chantiers à l'étranger : autant de situations où le contrat standard exclut, et où il faut chercher des porteurs spécialisés.
Cinquièmement, le taux de sous-traitance élevé sans gouvernance. Une entreprise générale qui sous-traite 80 % de ses chantiers sans procédure documentée de vérification des attestations est perçue comme un risque organisationnel, indépendamment de la technicité.
Sixièmement, le dossier incomplet ou bâclé. Pièces manquantes, attestations expirées, questionnaire rempli à la va-vite : le souscripteur classe rapidement, sans relance. Un dossier propre est instruit sans aller-retour ; un dossier incomplet stagne avant d'être refusé sans appel.
Comment monter un dossier complet : checklist documents
Un dossier décennale solide repose sur une dizaine de pièces qu'il faut rassembler avant la moindre sollicitation de compagnie. Le KBIS de moins de trois mois constitue le point d'entrée : il établit la dénomination, le code NAF, la date de création et le gérant en titre. Les statuts à jour complètent ce socle juridique, surtout pour les SAS et SARL où la répartition du capital peut influer sur l'analyse.
Le CV technique détaillé du gérant, et le cas échéant des associés ou salariés clés, doit lister les employeurs successifs, les types de chantiers réalisés, les volumes et les éventuels diplômes ou titres. Trois attestations d'employeurs précédents, datées et signées, renforcent la crédibilité du parcours quand l'expérience est récente.
Les qualifications professionnelles (Qualibat avec numéros précis, RGE Qualibat ou Qualit'EnR, Qualifelec, Qualipac pour les pompes à chaleur) doivent être fournies avec leur date de validité. Une attestation expirée à la date du dépôt suffit à retarder le dossier.
La déclaration d'activités détaillée, ventilée par pourcentage de CA et par type d'ouvrage, fait la différence entre un dossier ordinaire et un dossier qui passe. La ventilation du chiffre d'affaires sur les deux derniers exercices, avec liasses fiscales à l'appui, permet au souscripteur de pondérer correctement la prime.
Les attestations décennales passées sur cinq ans, accompagnées d'un relevé de sinistralité émis par chaque ancien assureur, sont absolument indispensables. Un courrier explicatif sur chaque sinistre (cause, dénouement, mesures correctives) accompagne utilement les chiffres bruts. Si ces attestations laissent apparaître une période sans contrat pendant laquelle des chantiers ont été ouverts, le dossier relève d'une reprise du passé : voir reprise du passé décennale : couvrir les chantiers ouverts sans assurance.
Enfin, les garanties annexes existantes (RC exploitation, dommages aux biens, flotte automobile, multirisque) doivent être listées avec leurs porteurs et primes. Un dossier qui présente une exposition multirisque cohérente inspire confiance ; un dossier où seule la décennale est demandée, sans RC exploitation, attire la suspicion.
Exemple illustratif (fictif). Un couvreur-zingueur présente un dossier difficile : des sinistres décennale déjà déclarés (infiltrations sur toitures neuves), une résiliation à l'initiative de son dernier assureur et une activité de photovoltaïque intégré déclarée sans qualification QualiPV. Le marché direct refuse. Le dossier est restructuré avant d'être représenté : retrait du photovoltaïque intégré du périmètre jusqu'à l'obtention de QualiPV, formation tracée du gérant, ventilation d'activités revue, courrier explicatif sur chaque sinistre avec les mesures correctives. Ainsi reconstruit, il peut être présenté au marché spécialisé, par exemple à un assureur européen intervenant en libre prestation de services.
Activités spécifiques sensibles
Certaines spécialités concentrent l'essentiel des refus du marché traditionnel. Les souscripteurs leur appliquent des grilles dédiées et exigent une documentation renforcée.
Domotique et bâtiments connectés
L'installation de systèmes domotiques, de motorisations centralisées et de réseaux KNX ou Zigbee soulève la question de la qualification d'élément d'équipement indissociable. La jurisprudence considère désormais que les systèmes encastrés et raccordés au courant fort relèvent de la garantie décennale, ce qui pousse les souscripteurs à exiger une qualification Qualifelec ou équivalent, ainsi qu'un descriptif technique précis des protocoles utilisés et des marques installées.
Isolation thermique par l'extérieur (ITE)
L'ITE est devenue, depuis 2019, l'une des activités les plus sinistrées du BTP français. Les désordres typiques sont la fissuration, le décollement, les infiltrations et les défauts d'étanchéité. Un dossier ITE exige une qualification RGE Qualibat 7131 ou 7141, des références chantiers documentées, le respect strict des DTU 45.1 et 45.2 et, idéalement, une formation continue tracée du gérant et des compagnons.
Piscines
La construction de piscines enterrées ou semi-enterrées relève bien de la décennale au titre de l'article 1792, car la piscine est qualifiée d'ouvrage immobilier dès qu'elle est solidaire du sol. Les pathologies récurrentes (fissures de fond, défauts d'étanchéité du liner, dysfonctionnements de filtration intégrée) ont conduit la plupart des assureurs à exclure cette activité de leurs contrats standards. Une qualification Qualibat 1361 ou FNPP est attendue, complétée par un suivi de chantier photographique systématique.
Photovoltaïque
L'installation de panneaux photovoltaïques intégrés en toiture combine deux risques décennaux, l'étanchéité de couverture et la performance électrique, et le photovoltaïque en surimposition est généralement mieux accepté que l'intégré en toiture. Une qualification Qualit'EnR QualiPV ou Qualibat 5911 est exigée, avec liste exhaustive des kits et marques installés. Les garanties, la tarification et la reprise du passé propres à ce métier sont détaillées dans notre article sur la décennale photovoltaïque de l'installateur.
Ossature bois
La construction en ossature bois soulève des problématiques spécifiques d'étanchéité à l'air, de gestion de la vapeur d'eau et de durabilité des bois traités. Les souscripteurs attendent une qualification Qualibat 2311 ou 2312, le respect des DTU 31.2 et 31.4, et une expérience documentée d'au moins cinq ans dans la spécialité. Les constructions hors gabarit (immeubles bois de plus de trois niveaux, mixité bois-béton) demandent un montage spécifique passant souvent par les Lloyd's ou un assureur européen en LPS.
Chez Tutassûr
Tutassûr est un courtier grossiste en assurance, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 22001730 et soumis au contrôle de l'ACPR, basé à Échirolles, près de Grenoble. Son équipe de souscription étudie au cas par cas les risques complexes ou aggravés, dont les dossiers décennale qui sortent de la grille standard ; les cabinets partenaires travaillent sur l'extranet, par API ou en marque blanche.
Cette logique d'étude au cas par cas des risques complexes est exposée dans l'article Risque complexe en assurance : comment Tutassur étudie un dossier atypique. Elle structure également l'approche risques aggravés détaillée pour les profils auto résiliés dans l'article Risque aggravé auto résilié alcool stupéfiants, avec les mêmes principes méthodologiques. Une fois le contrat en place, la constitution d'un dossier de sinistre décennal contesté suit la méthode décrite dans sinistre complexe : la méthode « dossier béton » pour défendre votre client.
Pour une vision plus large du métier de grossiste, voir le Manifeste du courtage de gros nouvelle génération et la définition fonctionnelle exposée dans Courtier grossiste : définition, rôle, différence.
Pour les cabinets qui souhaitent travailler avec Tutassûr, l'ouverture de code se fait en ligne sur parcours-odc.tutassur.fr en quatre étapes, sans minimum de production pour démarrer et sans exclusivité de cabinet : voir la page Devenir partenaire et l'article Comment ouvrir un code courtier grossiste. Les textes officiels cités dans cet article sont consultables sur Légifrance pour les articles 1792 du Code civil et L. 241-1 et suivants du Code des assurances, sur Qualibat pour la nomenclature des qualifications BTP, et sur l'ACPR pour les communications prudentielles relatives aux assureurs.
Foire aux questions
Les sept questions de la FAQ portent sur les situations de refus les plus courantes : corrections à apporter avant de représenter un dossier refusé, jeune entreprise, incohérence entre activités déclarées et chantiers réels, résiliation antérieure, sous-traitance élevée, délais de réponse et pièces à réunir. Les questions générales sur l'obligation décennale (création d'entreprise, activités non déclarées, reprise de passé, responsabilité en sous-traitance, défaillance de l'assureur, différence entre décennale, biennale et parfait achèvement) sont traitées dans le guide de l'assurance décennale bâtiment. Pour les cas non couverts, l'équipe de souscription de Tutassûr étudie les risques complexes ou aggravés au cas par cas : 04 65 84 25 34, gestion@tutassur.fr.
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Questions fréquentes
Que corriger avant de représenter un dossier décennale refusé ?
Le motif du refus, avant toute nouvelle sollicitation : un dossier envoyé ailleurs sans correction s'expose au même refus. Selon le motif, il s'agit d'aligner la déclaration d'activités sur la nomenclature de la compagnie, de joindre un courrier explicatif par sinistre (cause, dénouement, mesures correctives), de produire des qualifications en cours de validité ou de documenter la vérification des attestations des sous-traitants. Dans l'exemple illustratif (fictif) du couvreur-zingueur présenté dans cet article, le photovoltaïque intégré est retiré du périmètre jusqu'à l'obtention de QualiPV. Si le marché reste fermé, la décennale ouvre l'accès au Bureau central de tarification (article L. 243-4 du Code des assurances) : la saisine est détaillée dans notre article sur le risque refusé par tous les assureurs.
Pourquoi un dossier de jeune entreprise est-il plus souvent refusé ?
Parce que l'expérience et les qualifications documentées font partie des huit critères du souscripteur, et qu'une entreprise qui démarre a peu d'historique à montrer. Le standard reste cinq ans d'expérience salariée dans la spécialité ou un diplôme reconnu (CAP, BP, Bac pro, BTS) ; sans cela, le dossier passe en sous-marché ou exige une caution personnelle du gérant. Les profils auto-entrepreneurs et les activités atypiques sont nettement plus exposés au refus que les profils classiques bien documentés. Un créateur doit donc présenter un CV technique étoffé, des attestations d'employeurs précédents et, si possible, une qualification RGE ou Qualibat.
Une incohérence entre activités déclarées et chantiers réels peut-elle faire refuser le dossier ?
Oui, c'est l'un des six motifs récurrents de refus. Le souscripteur croise le KBIS, le site web, les avis Google et les attestations passées : une déclaration plâtrier-peintre associée à des photos de pose de poêles à bois sur les réseaux sociaux entraîne un refus immédiat, et une activité ITE déclarée comme peinture extérieure est un motif de refus dès la lecture du formulaire. La déclaration d'activités doit coller à la nomenclature de la compagnie, ventilée par pourcentage de chiffre d'affaires et par type d'ouvrage.
Une résiliation par l'ancien assureur ferme-t-elle toutes les portes ?
Non, mais une résiliation à l'initiative de l'assureur, même ancienne, ferme la majorité des portes du marché classique. Elle doit être expliquée par écrit dans le dossier, avec le contexte, la sinistralité associée et les mesures correctives prises. Le placement passe alors par le marché spécialisé : syndicats Lloyd's via des coverholders pour les profils sinistrés, compagnies européennes en libre prestation de services pour les activités atypiques. Le dossier doit d'abord être restructuré : voir l'exemple illustratif (fictif) du couvreur-zingueur dans cet article.
Un taux de sous-traitance élevé peut-il faire refuser le dossier ?
Oui, quand il n'est pas encadré. Au-delà de 50 % du chiffre d'affaires sous-traité, le souscripteur vérifie que les sous-traitants sont eux-mêmes correctement assurés et que le donneur d'ordre contrôle leurs attestations avant chaque chantier. Une entreprise générale qui sous-traite 80 % de ses chantiers sans procédure documentée de vérification des attestations est perçue comme un risque organisationnel, indépendamment de la technicité. Le dossier doit donc décrire cette procédure de contrôle.
Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse sur un dossier décennale ?
Il n'existe pas de délai de référence : il dépend de l'assureur, du profil et surtout de la complétude du dossier. Un dossier complet et cohérent est instruit sans aller-retour ; un dossier incomplet stagne, puis est souvent refusé sans relance : pièces manquantes, attestations expirées ou questionnaire rempli à la va-vite suffisent. Une attestation de qualification expirée à la date du dépôt retarde à elle seule le dossier. Un profil qui relève du marché spécialisé demande en général davantage de temps.
Quelles pièces réunir avant de présenter un dossier décennale ?
Une dizaine de pièces, à rassembler avant toute sollicitation de compagnie : KBIS de moins de trois mois, statuts à jour, CV technique détaillé du gérant complété, si l'expérience est récente, de trois attestations d'employeurs précédents, qualifications professionnelles avec leur date de validité, déclaration d'activités ventilée par pourcentage de chiffre d'affaires et par type d'ouvrage, ventilation du chiffre d'affaires sur les deux derniers exercices avec liasses fiscales, attestations décennales des cinq dernières années avec le relevé de sinistralité de chaque ancien assureur et un courrier explicatif par sinistre, enfin la liste des garanties annexes existantes (RC exploitation, dommages aux biens, flotte automobile, multirisque).